dimanche 10 janvier 2010

Réaction des Internautes - LeStudio1.com




LeStudio1.com a reçu plusieurs centaines de messages de la part des internautes suite à l'annonce publiée le 4 janvier dernier concernant la fin de l'envoi en format courrier électronique (email) du magazine Internet hebdomadaire.
Merci à tous et toutes de vos bons mots et de vos commentaires!
Malheureusement, malgré la demande de plusieurs, il est impossible de reprendre la formule courriel et ce, tel qu'expliqué précédemment, pour des raisons avant tout économiques.
L'équipe formée en 2005 s'est décimée et le projet n'existe plus maintenant que de par son site Internet et que de par les collaborations individuelles des membres de l'équipe sur chacun de leurs sites sociaux respectifs, que ce soit Facebook, MySpace, Twitter, Flickr ou d'autres sites.
L'Internet est une énigme et LeStudio1.com n'a pas réussi à la percer. Est-ce un échec de notre part? Probablement mais nous avons eu énormément de plaisir durant les cinq années de publication et nous espérons en avoir encore beaucoup dans d'autres formes de communications Internet.
L'économie mène le monde et il en est de même pour LeStudio1.com. Il faut cependant noter qu'aucun groupe média ne réussit juqu'à présent à rentabiliser un projet Internet selon les règles habituelles de profits versus coûts d'opération. Le fonctionnement est toujours financé par des argents de capitalisation ou par les autres activités de l'entreprises plutôt que par des revenus provenant de l'Internet comme tel.
Il faut aussi considérer que la situation économique des médias change continuellement. À titre d'exemple, le journal Le Devoir était sans le sou et nécessiteux au début des années 1990 et ce fut Pierre Péladeau avec Quebecor qui le sauva de la mort. Aujourd'hui en 2010, Le Devoir rayonne alors que les autres journaux québécois agonisent, incluant Le Journal de Montréal...
Toute fin de projet attire les chasseurs d'aubaines et parmi vous, quelques uns ont offert de récupérer certains éléments de LeStudio1.com et en particulier la liste d'envoi email (65 000 noms). Nous avons refusé de le faire car aucune des propositions suggérées n'avaient pour but de poursuivre le développement de LeStudio1.com. Les demandeurs voulaient plutôt utiliser certains des outils que nous avons développés, dont la liste d'envoi, afin de promouvoir leurs propres projets. Ce qui est plus, on recherchait des aubaines au niveau de la compensation financière...
LeStudio1.com est un concept et chacun de ses éléments composent le concept. Il n'est pas question de le démanteler et d'en distribuer les pièces aux quatre vents ni de les liquider dans un marché aux puces. L'équipe préfère plutôt voir le projet simplement devenir le souvenir d'une belle époque!
Merci encore une fois à vous tous et toutes et comme je l'ai souvent écrit dans mes éditoriaux: À suivre...
Bernard Bujold
(Photos Bernard Bujold, les mascottes et Mademoiselle X LeStudio1.com)

Les projets de l'équipe LeStudio1.com


L'équipe LeStudio1.com est décimée mais les membres poursuivent tous chacun de leur côté des aventures individuelles. Nombreux parmi vous nous ont écrit pour obtenir plus des précisions. En voici le détail:
-Le créateur et éditeur Bernard Bujold a décidé de retourner sur le marché du travail et il se cherche présentement un emploi. Avis aux intéressés!(Voir sa biographie)
-Mademoiselle X est pour sa part déjà revenue sur le circuit professionnel des gestionnaires et elle travaille maintenant comme spécialiste en communication pour un grand cabinet international en comptabilité.
-Jacques Robert poursuit avec énergie ses divers projets en photographie et il voyage beaucoup entre Montréal et l'Europe.
-Le poète et chansonnier Louis Royer continue avec passion la présentation hebdomadaire de ses spectacles "La Chanson vivante" présentés chaque dimanche soir à Montréal.
-L'experte en informatique est malheureusement complètement disparue de la circulation et LeStudio1.com a perdu sa trace... (Un peu comme dans le roman Millénium avec Lisbeth Salender)
-Le reporter et blogueur David, la chanteuse Christine ainsi que tous les autres membres de l'équipe qui se sont passés depuis 2005 poursuivent eux-aussi chacun leurs projets respectifs.
-Enfin, le financier et grand supporteur de LeStudio1.com est décédé mais son souvenir continue d'être une source d'encouragement et d'inspiration pour de nombreuses personnes, autant au Canada qu'ailleurs dans le monde. Il avait cependant demandé à conserver
l'anonymat concernant son appui au projet LeStudio1.com et nous respectons son souhaiten ne dévoilant pas son nom...
(Photo de certains des membres de l'équipe et de quelques unes des personnes qui ont inspiré leconcept LeStudio1.com depuis 2005)

samedi 26 décembre 2009

Bonne et Heureuse Année 2010 - LeStudio1.com


Toute l'équipe de LeStudio1.com souhaite à tous et à toutes une Bonne et Heureuse Année 2010. Que la prochaine année soit une année de paix et de bonheur.
Voir page de l'équipe LeStudio1.com

Prédictions pour l'année 2010 - LeStudio1.com

L'avenir est imprévisible mais une chose est certaine: le changement et l'imprévu font partie intégrante de la vie.
Que nous réserve la prochaine année? Nous avons identifié quelques-uns des changements qui sont attendus en 2010 et nous vous les présentons sur le site officiel LeStudio1.com.
Voir liste des Prédictions 2010 - LeStudio1.com

dimanche 13 décembre 2009

Voeux des fêtes - Joyeux Noël 2009

LeStudio1.com et son équipe souhaitent à tous et à toutes un très Joyeux Noël et beaucoup d'amour!
Cette période de l'année est parfois très agréable pour certains mais plusieurs souffrent profondément de la solitude alors que l'esprit de famille est à son sommet. Soyons généreux et surtout, souvenons-nous que rien n'est jamais éternel. Le destin peut parfois transformer des vies pour le meilleur ou pour le pire. Seul l'amour et l'amitié sont de véritables richesses éternelles!
www.LeStudio1.com
Voir liste de suggestions de cadeaux LeStudio1.com
Voir reportage photos décorations de Noël dans le monde

lundi 7 décembre 2009

Jule César ou Don Quichotte - Les guerres de Barack Obama



La décision de Barack Obama d’envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan s’explique logiquement et il est évident que les États-Unis doivent réduire au maximum les sources de terrorisme qui mettent en danger la sécurité de leur pays. Pour y arriver, selon le président, il faut éliminer l’ennemi à la source.
Mais il faut aussi se poser la question : est-il possible de vaincre le terrorisme par la force militaire?
Les États-Unis font penser à la Rome de Jules César et la puissance de l’armée américaine est comparable à celle de l’armée romaine et ses légionnaires. On sait cependant que Rome a perdu la guerre et bien souvent les efforts d’un seul individu sont plus percutants que ceux de toute une armée. Cette situation n’est pas seulement vraie à la guerre mais dans tous les domaines de la vie. On interrogeait un jour Bill Gates sur ses pires craintes et il avait répondu que ce n’était pas Apple, Google ou Facebook mais l’individu solitaire dans son garage qui inventerait un nouveau gadget qui deviendrait la nouvelle dominance du monde. L’histoire de David contre Goliath démontre aussi hors de tout doute que les efforts des géants peuvent être vaincus par ceux d’un petit guerrier solitaire.
Pour cette raison il n’est pas assuré que les actions du président Barack Obama atteignent leur cible, pas plus que ceux de George W. Bush avaient réussi à l’atteindre. Le terroriste est une sorte de Don Quichotte qui croit fermement que les moulins à vent sont des dragons. Il est peut-être totalement fou mais ses efforts individuels détruisent quand même tous les moulins sur son passage comme ce petit groupe de 16 individus qui ont détruit le World Trade Center en 2001.
Comment combattre le terrorisme? Selon toute logique par des actions individuelles. Il faut repenser toute la stratégie de la guerre et surtout faire en sorte que chaque individu soit réellement concerné par la paix. Il faut susciter le respect envers notre société organisée et envers la vie organisée. Actuellement, avec tous les crimes et toutes les déceptions de nos modèles et leaders, de Bernard Madoff à Tiger Wood, la société est complètement désabusée et elle n’a plus confiance en personne. Elle ne respecte plus aucune valeur et chaque individu en est en quelque sorte un ennemi de son porpre pays. Il faut retrouver des valeurs de société et de solidarité sinon on risque de vivre en guerre encore longtemps, voire pour les prochains 2000 ans, et il n’y aucun doute que les Don Quichotte gagneront ces guerres…
Bernard Bujold www.LeStudio1.com
Voir site de la Maison Blanche
Photo 1: Barack Obama à West Point;
Photo 2: Jules César;
Photo 3: Don Quichotte

Tiger Woods et ses femmes



Plusieurs hommes, moi y compris, donneraient leur âme pour occuper la place de Tiger Woods et avoir la vie qu’il avait avant l’accident avec sa Cadillac…
Une conjointe belle et intelligente comme Elin Nordegren, deux enfants magnifiques et une fortune personnelle évaluée à un milliard de dollars. C’est sans compter une carrière qu’il aimait et qu’il dominait en tant que l’un des meilleurs au monde.
Pourquoi après autant de chance dans une vie, un individu risque tout en ayant des aventures sexuelles? On ne peut pas dire que Woods est un « gambler » au sens du poker et qu’il aime le risque pour le risque. S’il a trompé sa femme, c’est qu’il cherchait quelque chose et qu’il ne le trouvait pas avec Elin. Que cherchait-il?
L'histoire de Tiger Woods ressemble comme deux gouttes d'eau à celle d’un autre grand champion, celle d'André Agassi. Les deux athlètes ont été créés par un père dominant et très présent. Sans le père, l’enfant ne serait jamais devenu le champion qu’il est devenu mais cette situation élimine aussi beaucoup de l’individualité de l’enfant. Dans le cas d’André, il a cependant brisé cette dépendance envers son père et il a compris que sa vie lui appartenait. Il ensuite été très chanceux de rencontrer Steffi Graff qui avait vécu à peu près la même situation avec son propre paternel.
Tiger Woods vit le deuil de son père et il est évident qu’il se cherche sur le plan personnel. Dans un sens, il est un orphelin abandonné dans la vie depuis le décès de son père Earl en mai 2006!Toute cette histoire est bien triste car le monde n’avait pas besoin de perdre un autre modèle dont le nombre devient de moins en moins élevé. Malheureusement, à chaque fois qu’une légende tombe, c’est un peu aussi notre confiance envers les autres et envers notre jugement qui diminue.
Le mieux pour nous serait de cesser de croire aux légendes et apprécier les gens pour ce qu’ils sont, sans plus. De croire qu’il existe des dieux et des êtres supérieurs est comme de croire au Père Noël et chacun sait que son histoire est une pure légende…
En ce qui concerne Tiger Woods, espérons qu’il comprendra que la chance dans la vie n’est pas un talent mais un privilège, comme l’a compris André Agassi. Il faut savoir s’arrêter et profiter de ses gains sinon on risque de tout perdre en se croyant infaillible.
Bernard Bujold www.LeStudio1.com
Note: Pour la galerie, j'aimerais ajouter un détail amusant. J'ai déjà été amoureux d'une femme qui était le sosie d'Élin. Dans le cas de mon amoureuse, c'est cependant l'inverse de Tiger c'est elle qui n'a pas voulu de moi... Elle s'appellait Sunni comme dans Soleil!

lundi 30 novembre 2009

Le tennis et la vie - Selon André Agassi



L’ex-champion de tennis André Agassi est définitivement un bagarreur et il l’a démontré à de très nombreuses reprises sur les courts de tennis partout dans le monde.Il vient de publier son autobiographie et si l’attention des médias a d’abord étér etenue par sa déclaration d’avoir consommé des drogues douces durant une certaine période de sa carrière professionnelle, le véritable attrait du livre se situe au niveau du parcours de vie d’André Agassi et en particulier la description de son esprit de survie face aux obstacles de la vie.
J’ai eu l’occasion d’observer Agassi en personne à Montréal lors de ses nombreux passages durant les internationaux de tennis. Le premier championnat fut en juillet 1995 alors qu’il avait les cheveux longs et qu’il fréquentait l’actrice Brooke Shields. Personnellement, j’admirais beaucoup sacompagne que je trouvais fort jolie…
Je me souviens très bien du match en finale de 1995 contre Pete Sampras à l’ancien Stade Jarry. Il faisait une chaleur torride et Sampras n’arrivait pas à dominer Agassi qui semblait apprécier la chaleur et dont la performance augmentait plus le match avançait. Définitivement la chaleur et le soleil étaient ses alliés.Un autre souvenir était ses bas noirs qui contrastaient avec son costume blanc.J ’ai bien essayé de convaincre ma blonde de l’époque que c'était la nouvelle mode que de se promener ainsi en short et bas noirs mais elle n’en a jamais été convaincue.
Pour conclure au sujet du match, mentionnons qu’André avait gagné et que cette victoire avait tellement fâché Pierre Péladeau (fondateur de Quebecor) qu’il avait quitté quelques minutes avant la fin en traitant Agassi de pouilleux aux cheveux longs et Sampras de paresseux…
J’ai ensuite rencontré Agassi à tous les deux ans (en tant que journaliste) et je l’ai photographié à plusieurs reprises dont quelques-unes directement sur le court en action. Agassi était toujours très poli et s’il était fatigué, il acceptait quand même de saluer les journalistes et de les rencontrer après les matchs.
Je me souviens aussi de sa défaite en 1999 en demi-finale alors que personne à Montréal ne comprenait la raison d’une telle faiblesse d’Agassi devant son adversaire, le Russe Kafelnikov. En lisant l’autobiographie on apprend qu’il venait tout juste de rencontrer Steffi Graf et qu’il avait hâte d’aller la rejoindre au U.S. Open de New-York. Il était tombé follement en amour…Dans un sens, j’ai côtoyé indirectement André Agassi, comme photographe et fande tennis montréalais, durant plusieurs années. J’étais donc très heureux de recevoir un exemplaire de son autobiographie que je me suis empressé de lire comme si elle était celle d‘un ami (OPEN An Autobiography/André Agassi ). J’ai été charmé par le livre et surtout j’ai reconnu l’André Agassi que j’observe et admire depuis presque 15 ans. Je recommande ce livre à tous ceux qui cherchent une inspiration de courage et d’espoir.
En résumé, au tennis comme dans la vie, il faut jouer chaque instant au présent. Il faut vouloir gagner chaque balle et ne jamais penser à la balle précédente. Il faut aussi être capable de supporter la souffrance et la fatigue et toujours continuer nos efforts pour vaincre et surtout ne jamais abandonner son esprit de combattant (the killer instinct)!
Bonne lecture et Bravo André!
Photo 1: André Agassi;
Photo 2: André Agassi;
Photo 3: Steffi Graf et André Agassi (Photos Getty Image)

Invitation VIP - Histoire d'un "Party Crasher""


Le couple Michaele et Tareq Salahi a retenu l’attention des médias pour son audace et surtout pour avoir réussi à participer à une réception officielle tenue par le Président Barack Obama. Je n’ai pas été surpris d’apprendre que la Maison Blanche avait été victime de«party crashers» car, pour certains, cette façon d’assister aux événements mondains est un mode de vie. Et j’ajouterai que de nombreux journalistes pratiquent cet art avec une grande habilité…
Assez curieusement, les auteurs du « party crashing » sont souvent aussi des gens très riches. Ainsi Robert Maxwell était un grand amateur de ce genre de technique et il adorait les cocktails sur les yatchs de ses compétiteurs… Sa technique préférée était d’arriver quelques minutes avant que le capitaine lève l’ancre et de crier de l’attendre en sautant à bord. Dans le brouhaha, personne ne lui demandait s’il était invité en règle… Comble d’ironie, il est mort en étant projeté par-dessus bord de son propre yatch.
Les journalistes sont probablement les plus audacieux « party crasher » que je connaisse mais si vous leur posez la question, ils vous diront qu’ils font ça pour obtenir des informations privilégiées. C’est vrai dans plusieurs cas mais si vous demandez à Serge Losique du Festival des films du monde de Montréal il vous répondra probablement que plusieurs sont des simples pique-assiette qui veulent un repas gratuit…
Personnellement, j’ai cessé d’être un « party crasher » depuis une bonne dizaine d’années. Si ne je suis pas invité, je reste simplement à la maison et je me repose dans le confort de mon foyer.
Remarquez qu’il y aussi l’inverse au « party crashing » et c’est celui des organisateurs qui ne veulent pas vous inviter mais qui aimeraient que les journalistes parlent de leur événement dans les médias. Ils vous envoient des communiqués et vous suggèrent d’assister au tapis rouge pour prendre des photos et ensuite de quitter car on manque de place pour accueillir la presse à l’événement comme tel. Là aussi j’ai cessé de courir et je refuse toute invitation aux tapis rouge à moins d’être aussi invité à l’événement au complet. Regarder les autres manger et boire n’a jamais étémon sport favori…
Ceci étant dit, on peut se demander ce qui est motivant d’assister à un party auquel on n’est pas invité. Selon moi, assister à une réception est un moyen de fraterniser avec des amis et non de s’imposer à des gens que l’on ne connaît pas vraiment! On ne vit qu’une fois, aussi bien vivre dans la réalité et surtout entre amis véritables!
Bernard Bujold - www.LeStudio1.com
Photo 1: Barack Obama et le couple Michaele et Tareq Salahi
Photo 2: Robert Maxwell

lundi 23 novembre 2009

L'amour réalité... Les hasards de la vie


Le hasard provoque parfois des événements incroyables, voir proche de l’impossible! Pourtant l’impossible peut se produire et nous en avons la preuve quotidiennement tout autour de nous.
Le plus récent exemple est arrivé à une amie qui a été croisée dans la rue près de son domicile par un individu, très gentil et poli, qui s’est arrêté et a demandé s’il pouvait l’interrompre un instant pour lui dire qu’il la trouvait très belle... Il avait comme un coup de foudre et il ne voulait pas laisser passer l’occasion! Il aimerait pouvoir la rencontrer à nouveau pour prendre un café et il lui confia qu’il travaillait à proximité.
Mon amie remercia le type pour le compliment mais elle ajouta qu’elle n’était pas du genre à aller prendre un café avec quelqu’un qu’elle ne connaissait pas et elle lui souhaita, à la blague, meilleure chance la prochaine fois! Le type répliqua en offrant sa carte d’affaire et demanda si, au moins, elle prendrait en considération de réfléchir et de peut-être lui écrire plus tard par courriel.
L’histoire en serait restée là et la carte serait allée à la poubelle si une fois montée à son appartement mon amie n’avait pas reconnu une sorte de familiarité dans le nom de l’individu. Un nom à consonance étrangère et qui avait une vague ressemblance avec le nom de l’amoureux d’une de ses amies de longue date, amie qui fréquentait justement un garçon immigré. Notons qu’elle ne l’avait jamais rencontré et n’avait entendu que son nom dont elle ne se souvenait d'ailleurs pas vraiment. Elle ne voyait son amie que de temps à autre.
Comble du hasard, l’amie de mon amie téléphona justement le lendemain pour reprendre contact et faire le bilan de l’été. Elle précisa d’entrée de jeu qu’elle était toujours en amour avec son prétendant :« Ca va bientôt faire 18 mois que nous sommes ensemble! »
Mon amie en profita pour lui demander de lui rappeler le nom exact du garçon et surprise, il correspondait exactement à celui de la carte d’affaire. Après avoir raconté la rencontre de la journée précédente, les deux filles ont reconnu qu’il s’agissait bien du même type et que, scandale, l’amoureuse était trompée en pleine rue par son prince charmant qui n’était pas autre chose qu’un chasseur de femmes…
L’incroyable de cette histoire est qu’il y avait très peu de chance que le type de la rue accoste précisément l’amie de son amoureuse puis que cette amoureuse téléphone justement le lendemain à la fille courtisée pour donner des nouvelles de sa vie. Si mon amie était rentrée du bureau 5 minutes plus tard, elle n’aurait pas croisé le type qui ne lui aurait jamais fait la cour ni remis sa carte. Si la fille cocue n’avait pas téléphoné le lendemain, la rencontre de la veille aurait probablement été oubliée et jamais l’amoureuse trompée ne l’aurait su.
On pourrait dire que les chances de telles coïncidences sont comme à la loterie et que dans un sens le type a gagné le gros lot. Mais plutôt qu’un gain, il a gagné la perte de sa blonde…
Qui a dit que la différence entre chance et malchance n’était qu’un simple fil de soie?
Réponse: C’est Woody Allen dans son film “Match Point”! Sauf que l'histoire que je viens de vous raconter est vraie et elle s'est récemment produite un jour de l'automne 2009 à Montréal...
Bernard Bujold - http://www.lestudio1.com/
Photo 1: Fontaine au centre-ville de la rue Ste-Catherine à Montréal;
Photo 2: Scène du film Match Point par Woody Allen (Scarlett Johansson)