mercredi 16 avril 2008

Un maire et sa ville...

Le problème du maire de la ville de Montréal, Gérald Tremblay, est qu’il n’a pas beaucoup de charisme naturel et, pour cette raison, ses actions sont souvent rejetées ou diminuées sur la place publique par les journalistes.
Je connais un peu cet homme et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est très travaillant, instruit (MBA de Harvard), bien intentionné, positif et surtout honnête. Il a aussi beaucoup de classe et il est toujours très respectueux et poli. Rien n’est impossible en cette époque de scandales, mais je ne crois pas que l’on dira un jour que Gérald Tremblay a agi pour son profit personnel autrement que pour l’avancement de ses idées politiques, dans lesquelles il croit sincèrement. Sur le plan du charisme, il me fait cependant penser à Stephen Harper, sauf que Tremblay est moins timide. Harper est le politicien le plus gêné parmi tous ceux que j’ai rencontrés jusqu’à maintenant. Heureusement qu'il a Laureen à ses côtés pour assouplir les rapports avec le public et améliorer son image...
J’avais conseillé à Gérald Tremblay, dans une chronique précédente, de surveiller son entourage car nos ennemis sont souvent nos plus proches alliés. Il semble avoir écouté mon conseil et il a cessé de faire confiance aveuglément. Je lui donnerai maintenant un autre conseil : «Être soi-même comme l’a fait Jean Charest et démontrer aux gens qu’il est un gestionnaire compétent et le meilleur disponible parmi les candidats en lice!»
La nouvelle popularité de Charest n’est pas une situation artificielle mais plutôt un reflet de la vraie personnalité du Premier ministre. Tous ceux qui le connaissent intimement disent qu’il est intelligent, gentil, attentionné et il a même parfois un sens de l'humour. C’est le personnage que j’avais connu en 1984 à Ottawa alors que Charest débutait en politique et que j’étais un jeune attaché de presse pour Brian Mulroney. Le maire Tremblay peut obtenir le même résultat que Jean Charest s’il prend exemple sur sa stratégie. Dans le cas de Charest, le défi semblait impossible à relever tellement la population le détestait, ce qui n'est aucunement le cas du maire de Montréal. Gérald Tremblay est un homme d’exception et il a réalisé des choses importantes et difficiles depuis son entrée à l'hôtel de ville mais cela ne ressort pas dans l’image projetée sur la place publique. Et quand on sait que l’image et la perception comptent plus que la réalité dans le jugement de la société et des électeurs, le maire de Montréal se doit de corriger la situation de façon urgente. La seule façon d'y arriver est d'être soi-même et de montrer la vraie image. Bonne chance! Vous en êtes capable!
Lien Ville de Montréal

1 commentaire:

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