mercredi 7 mai 2008

Histoire d'un échec... Nathalie Simard et Guy Cloutier

Certaines situations sont perdantes sur toute la ligne. L'histoire du scandale sexuel entre la chanteuse Nathalie Simard et son gérant Guy Cloutier s'inscrit dans ce genre de cas.
Le dévoilement en 2005 des agissements du gérant ont conduit celui-ci à la prison et à l'abandon de son métier. Mais on on ne peut pas conclure que la société y a gagné. Selon l'éditeur de LeStudio1.com, cette histoire est comparable aux tragédies grecques: " On a brûlé la ville pour ne rien laisser à l'ennemi." Tous les deux, ennemi et victime, sont morts: Guy Cloutier et Nathalie Simard.
Il existe des situations où plutôt que de céder devant l’ennemi, les gens préfèrent s’autodétruire et brûler le village. L’exemple qui me vient à l’esprit est celui du médecin New-Yorkais (Nicholas Bartha) qui, plutôt que de céder sa maison à son ex-femme comme l’ordonnait le Juge, avait plutôt décidé de faire exploser la demeure… (Voir article du New York Times)
L’histoire de Guy Cloutier et Nathalie Simard est une autodestruction. D’abord Cloutier qui refuse de continuer à payer financièrement pour le silence de Nathalie et qui abandonne même la lutte devant la justice, préférant accepter sa peine en prison et ne plus rien faire de sa vie. On peut se demander pourquoi il ne s’est pas suicidé. Les agissements de Cloutier envers Nathalie sont inacceptables mais il faut admettre que l’individu avait un talent unique pour la promotion artistique. Il faut demander à tous ces chanteurs ou chanteuses, qui luttent pour se faire connaître, combien il est difficile de réussir dans ce secteur. Cloutier avait un talent naturel en marketing. Il me semble que la société devait punir Cloutier pour ses gestes envers Nathalie mais, nous aurions tous été gagnants si son talent d’imprésario avait été sauvé.
Et voilà que nous perdons aussi l’ambassadrice des enfants abusés sexuellement. Cela est une très lourde perte pour tous ces gens qui s’étaient accrochés émotivement à Nathalie Simard. Son histoire n’avait cependant jamais été complètement claire. Suite à l’affaire d’abus sexuel, elle était devenue une sorte de guide pour tous ces enfants abusés. Sur le site LeStudio.com, la page la plus visitée, parmi les quelque 500 qui sont en lignes, fut la page de photos que j’avais faites de Nathalie lors du lancement de son livre écrit par Michel Vastel. Des dizaines de milliers de visiteurs. C’est la page numéro 1 au classement des statistiques. Mais j’avais aussi reçu des courriels me disant que la fille n’était pas une sainte. Je n’ai jamais débattu la chose dans mes éditoriaux mais plusieurs lecteurs, qui connaissaient Nathalie Simard et qui sont impliqués dans le domaine artistique, me disaient qu’elle tomberait un jour de son nouveau piédestal. J’ai préféré ne pas embarquer dans ce débat…
Aujourd’hui, suite aux récent événements et à la fermeture de la fondation de Nathalie Simard, il faut admettre qu’il y avait du feu derrière la fumée. Finalement, tout aura été détruit et brûlé sur la place publique! Guy Cloutier et … le village de Nathalie!
(Lien avec les photos de Nathalie Simard)

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